La naissance approche et l’on oscille entre impatience et inquiétude. La préparation la plus utile consiste à avoir un suivi vétérinaire, un espace sûr et un plan d’urgence clair. Une caisse bien installée compte, mais elle ne remplace pas le numéro de la clinique de garde ni les consignes adaptées à votre chienne.
Faire le point avec le vétérinaire avant le terme
Faites confirmer la gestation et discuter du calendrier prévisible, des examens utiles et des risques particuliers. La date de saillie ne donne pas toujours un jour de naissance exact. Demandez quand appeler si le travail ne commence pas comme prévu, et quelle structure peut recevoir la chienne la nuit.
Revoyez ensemble l’alimentation, les antiparasitaires et les traitements. N’ajoutez pas de calcium, de vitamines ou de médicament pour « aider la mise bas » sans indication. La fiche PDSA sur la mise bas rappelle notamment les risques des interventions et suppléments improvisés.

Installer un lieu calme, accessible et facile à nettoyer
Choisissez une pièce peu passante où la chienne peut s’habituer avant le travail. Elle doit pouvoir s’allonger et se retourner confortablement. Le dispositif doit limiter le risque d’écrasement des chiots et leurs sorties involontaires, tout en permettant à la mère d’entrer et de sortir sans difficulté.
Vous pouvez comparer une boîte ou un panier de mise bas, en vérifiant les dimensions, les protections internes et la facilité de nettoyage. Ce lien Amazon est affilié. Un simple panier moelleux n’offre pas forcément les caractéristiques nécessaires à toute une portée.
Évitez les textiles qui s’effilochent, les plis profonds et les éléments dans lesquels un chiot peut se coincer. La chaleur doit être adaptée et contrôlée ; ne placez pas une source brûlante au contact direct des nouveau-nés. Demandez au vétérinaire comment aménager une zone chaude et une possibilité de s’en éloigner.
Le matériel à préparer dans une caisse dédiée
- Du linge propre, absorbant, lavable et sans fils libres.
- Une balance adaptée et un carnet pour le suivi des chiots.
- Les coordonnées de la clinique habituelle et de garde, ainsi que le trajet.
- Les documents de suivi et les consignes écrites.
- Un moyen de transporter la mère et la portée si un déplacement devient nécessaire.
Des alèses lavables peuvent faciliter les changements de couchage. Choisissez une surface qui reste à plat et vérifiez son état avant chaque utilisation. Elles ne doivent pas former des poches où les chiots se glissent.
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Pendant le travail : observer sans multiplier les gestes
Gardez une présence discrète et notez le début des contractions ainsi que l’heure de naissance de chaque chiot. Évitez les visiteurs et les manipulations répétées. Demandez à l’avance les gestes que le vétérinaire souhaite que vous sachiez faire, plutôt que d’apprendre dans l’urgence avec une vidéo quelconque.
Des efforts forts pendant 20 à 30 minutes sans naissance, un chiot coincé, un saignement important, un écoulement vert sans chiot ou une chienne qui paraît très mal doivent faire appeler immédiatement. Ces repères figurent dans le guide PDSA ; les consignes individuelles de votre vétérinaire restent prioritaires. N’attendez pas un délai limite si l’état de la mère vous inquiète.
Ne tirez pas un chiot et n’administrez pas d’ocytocine de votre propre initiative. Une difficulté peut nécessiter un examen ou une intervention. Une aide vétérinaire à distance peut guider l’organisation, mais ne remplace pas la prise en charge sur place d’une complication.

Après la naissance : surveiller la mère et chaque petit
Vérifiez que les chiots peuvent téter et que la mère les accepte. Organisez avec la clinique leur suivi et les pesées. Identifiez chaque petit de façon sûre, sans lien serré ni accessoire improvisé. Une baisse de vigueur, des cris persistants, une difficulté respiratoire ou l’impossibilité de téter demande un avis rapide.
Ne donnez pas d’eau, de lait ou d’aliment à la seringue à un nouveau-né de votre initiative. Les besoins de réchauffement et d’alimentation doivent être évalués ensemble. Chez la mère, signalez abattement, douleur, pertes malodorantes, mamelles anormales ou tremblements.
Une organisation simple pour les jours suivants
Répartissez les tâches entre les personnes présentes : linge, observations, appels et approvisionnement. Gardez une seule fiche de suivi pour éviter les informations contradictoires. La tranquillité de la mère compte autant que la surveillance.
Plus tard, si un chiot reste à plat avec les pattes écartées alors que la portée commence à se redresser, notre article sur le syndrome du chiot nageur indique les premiers réflexes. Dans l’immédiat, concentrez-vous sur la chaleur adaptée, les tétées et les contrôles convenus.
