
Vous tendez le sac pour ramasser, mais votre chien a été plus rapide. La scène dégoûte souvent et inquiète parfois. Manger des excréments, ou coprophagie, ne prouve pas à lui seul une carence alimentaire. La priorité est de limiter les occasions, de vérifier la santé si le comportement est nouveau ou associé à d’autres signes, puis d’apprendre une alternative simple.
Pourquoi le fait-il ? Plusieurs pistes, pas un diagnostic automatique
Les odeurs, l’exploration, une habitude apprise ou l’accès facile aux selles peuvent jouer. Certains problèmes digestifs ou maladies modifiant l’appétit peuvent aussi entrer en cause. Les vétérinaires de VCA décrivent ces causes possibles de coprophagie et l’intérêt d’une évaluation adaptée.
Notez s’il mange ses propres selles, celles du chat ou celles rencontrées dehors. Précisez depuis quand, à quelle fréquence, et si son poids, son appétit ou ses selles ont changé. Une faim inhabituelle avec amaigrissement, une diarrhée ou un abattement justifient un rendez-vous sans attendre de voir si une astuce fonctionne.
Le premier progrès se joue au moment du ramassage
Au jardin, accompagnez-le plutôt que de le laisser circuler parmi les selles anciennes. Après qu’il a terminé, appelez-le à quelques pas et récompensez le fait de vous rejoindre. Ramassez ensuite, avec l’aide d’une autre personne si cela facilite les premières fois. En promenade, une laisse permet de gérer la distance sans courir derrière lui.
La course-poursuite est un piège : vous voulez lui retirer quelque chose, lui peut se dépêcher de l’avaler. Crier ou lui mettre le nez dans les crottes n’enseigne pas ce qu’il doit faire à la place. N’essayez pas non plus de fouiller sa bouche au risque d’être mordu.

Apprendre à se détourner, d’abord loin des crottes
Travaillez dans un endroit calme avec un objet peu intéressant, hors de portée si besoin. Dès qu’il se tourne vers vous, marquez cette réponse avec un mot bref puis récompensez. Ajoutez votre signal habituel, par exemple « tu laisses », lorsque le mouvement devient prévisible. Augmentez ensuite progressivement la difficulté.
L’exercice ne commence pas au-dessus d’une crotte irrésistible. Gardez assez de distance pour qu’il puisse vous écouter. S’il fixe, tire et ne prend plus la récompense, éloignez-vous : ce n’est pas le moment de répéter le signal dix fois. Les repères pour calmer les promenades et choisir une récompense adaptée vous aideront à préparer ces situations.
Et s’il vise la litière du chat ?
Rendez-la inaccessible au chien tout en maintenant un accès facile et rassurant pour le chat : une séparation adaptée à leurs tailles peut convenir. Vérifiez réellement que le chat utilise encore son bac. Évitez de le reléguer dans un endroit bruyant ou difficile à atteindre pour résoudre le problème du chien.
Retirez régulièrement les selles. Si votre chien profite aussi des repas du chat, revoyez les deux accès ensemble ; nous expliquons les points à surveiller lorsqu’un chien mange les croquettes du chat.
Ananas, enzymes, compléments : faut-il essayer ?
Aucun ajout improvisé ne remplace la gestion des accès et la recherche d’une cause. Ne considérez pas l’ananas donné au chien comme un traitement démontré de la coprophagie. Faites vérifier la ration et les éventuels compléments avec le vétérinaire, notamment si l’animal suit déjà un régime.
Les excréments peuvent exposer à des agents infectieux ou parasites : discutez de la prévention adaptée à ses habitudes et lavez-vous les mains après le nettoyage. Pour suivre les progrès, comptez aussi les occasions évitées. Une semaine sans course-poursuite et avec un ramassage facile constitue déjà un changement utile.
